Les Français, à l’occasion des élections municipales et cantonales, ont exprimé par leur vote une confiance à l’égard de la gauche pour prendre la responsabilité d’une majorité de villes et de départements et une défiance à l’égard de la droite, de l’UMP et du Président de la République par rapport à l’action qui est menée depuis, maintenant, 10 mois.
Les résultats eux-mêmes sont incontestables ; il était d’ailleurs assez risible hier soir d’entendre tel ou tel ténor de la droite dire qu’il n’y avait pas eu de vote sanction, alors même qu’en nombre de villes, en nombre de départements et en nombre de voix, la gauche est majoritaire à la suite du vote des Français.
J’avais moi-même fixé, pour les élections municipales, un objectif de 30 villes. Certains avaient considéré que c’était audacieux, d’autres pensaient que c’était frileux. Je considère que l’objectif est non seulement atteint, mais dépassé. Puisque, par rapport au nombre de villes de + de 20 000 habitants, la gauche gagne 44 villes et, par rapport aux villes de + de 30 000 habitants, la gauche gagne 38 villes. Donc, que l’on raisonne par rapport à 20 000 ou à 30 000 habitants, l’objectif des 30 villes gagnées est plus qu’atteint. Il est bien dépassé.
Ce qui veut dire que sur l’ensemble des villes de France, la gauche –essentiellement sous la direction du Parti socialiste, mais pas exclusivement- est en capacité d’agir dans une large majorité de villes.
Les résultats du premier tour des élections municipales et cantonales confirment une poussée de la gauche. Elle est due à la fois à une large confiance qui a été témoignée à nos équipes sortantes et au mouvement incontestable qui s’est opéré partout sur le territoire en forme d’avertissement à la politique de Nicolas Sarkozy.
Pour étayer ce diagnostic sur ce qu’ont été les résultats du premier tour, il faut revenir sur les élections cantonales car nous avons, là, la mesure d’un rapport de force entre la gauche et la droite que nous pouvons, en plus, comparer dans le temps.
Nous réalisons, la gauche tout entière hors extrême gauche, 48,01 % pour les élections cantonales –rappelons qu’il y a eu des élections cantonales dans tous les départements, même si cela ne porte que sur la moitié des cantons de chaque département. Nous avons donc une vision nationale de ce scrutin. 48 % pour la gauche, c’est autant qu’aux élections cantonales de 2004 avec une participation néanmoins supérieure en 2008. Si on rapporte ces résultats à la série de 2001, c’est un gain de 2 points pour la gauche, puisque le résultat du premier tour des cantonales en 2001 était de 46 %.
Si nous nous en tenons aux seuls résultats du Parti socialiste, toujours pour les élections cantonales, nous arrivons à près de 35 % -soit le meilleur résultat pour le Parti socialiste depuis 25 ans ! En 2004, le PS n’avait fait que 32,04 % au premier tour des élections cantonales.
Il y a bien une poussée de la gauche, de toute la gauche, et plus particulièrement du Parti socialiste au soir du premier tour des élections cantonales et municipales.
Redonner à Caen son statut de capitale régionale. Tel est le pari de Philippe Duron, président du Conseil régional de Basse-Normandie, député de Caen et candidat à lamairie. Pour y parvenir, il lui faudra mettre fin au règne de la droite qui siège, depuis plus de 50 ans, à l’Hôtel de ville. Vendredi 22 février, 20 h 30.
Élan populaire
Faire campagne en plein coeur des vacances scolaires d’hiver aurait pu être un handicap pour la liste menée par Philippe Duron.
Mais la réunion de quartier de ce soir apporte, une nouvelle fois, la preuve d’un véritable succès populaire. Une centaine de personnes est venue y assister. Et les participants ont même patiemment attendu une dizaine de minutes que la salle se libère. Le temps que la liste du Nouveau Centre qui se réunissait dans ces mêmes locaux, en début de soirée, vide les lieux. Le planning des salles réserve parfois des situations cocasses. Ce soir, la démocratie participative est au centre du débat.
Philippe Duron et ses colistiers ont invité les représentants des conseils de quartiers à présenter les travaux qu’ils ont menés, lors de la dernière mandature.
Alain Rousset est bien décidé à faire de Bordeaux une capitale vivante et innovante. À la gestion autoritaire de Juppé, il oppose une vraie démocratie locale pour associer la population au développement de sa ville. Il mise sur l’humain quand, pendant 12 ans, le maire UMP a fait le choix des apparences.
Si vous votez Alain Rousset, vous votez pour vous! », lance Ségolène Royal, venue soutenir le candidat socialiste à Bordeaux. Ce 26 février, la place Meynard, dans le quartier populaire de Saint-Michel, est comble. Accueilli chaleureusement par une population « oubliée » de la capitale des grands crus, Alain Rousset mène pourtant un combat difficile. Face à lui, l’UMP Alain Juppé, ancien numéro deux du gouvernement brigue un troisième mandat municipal. Depuis 1995, il s’est attaché à blanchir les façades de la ville. Mais en douze ans, aucune mesure phare n’a été mise en oeuvre pour la population elle même. «Objectivement, la ville s’est embellie mais c’est au détriment de l’humain », explique calmement Alain Rousset.
Rapprocher les citoyens et créer des réseaux d’entraide, tels étaient les objectifs assignés au projet « Lille, ville de solidarité ». Mission accomplie. Après deux ans d’existence, cette initiative a porté ses fruits.Un succès àmettre au crédit de lamaire de Lille,Martine Aubry, de son équipe et des Lillois qui se sont pleinement investis.
Après le succès de « Lille 2004, ville européenne de la culture », Martine Aubry, maire de Lille, souhaitait que l’élan créé par cet événement entre les Lillois des différents quartiers de la ville soit poursuivi et cristallisé au sein d’un grand projet. C’est ainsi qu’est né, en avril 2006 « Lille, ville de la solidarité ».
A quelques jours du premier tour des élections municipales et cantonales, la mobilisation massive des Français est plus que jamais nécessaire. Car l’enjeu est doublement important. Sur le plan local, la mise en oeuvre de politiques utiles en matière de logement, de transport, d’éducation dépend de ce scrutin. Et au niveau national, ce vote constitue un signal fort à envoyer au gouvernement et au président de la République. Partout en France, les têtes de liste socialistes ressentent ce même désir de sanctionner une politique au mieux floue, au pire, injuste.
C’est ce qui revient notamment chez les candidats qui ont répondu à ces trois questions posées par l’Hebdodes socialistes :
- Que retenez-vous de cette campagne électorale ?
- Quel moment vous a particulièrement marqué ?
- Quel message souhaiteriez-vous adresser aux électeurs, si vous deviez vous exprimer une dernière fois avant le 9 mars ?
Laval, chef-lieu de la Mayenne, connaît depuis le mois de novembre une petite révolution. Guillaume Garot, en campagne municipale, multiplie les rencontres avec les habitants. Oubliées, les réunions publiques sans fin, c’est avec des méthodes neuves que ce quadra veut offrir un avenir prometteur à sa ville natale.
Le coeur du centre ville de Montpellier abrite depuis le 1er décembre 2007 une initiative originale et unique en Europe : la Maison de prévention santé. Porté par Hélène Mandroux, maire de la ville depuis 2004 et candidate à sa succession, ce lieu est un espace d’accueil, de conférences, de rencontres et d’écoute. La municipalité veut y fédérer les professionnels de santé, les acteurs associatifs et institutionnels au service des Montpelliérains.
Le 14 février dernier, Maurice Vincent le candidat socialiste à la mairie de Saint Étienne a rencontré les acteurs locaux du quartier de Monthieu. Il y a affirmé sa volonté d’impulser une dynamique économique créatrice d’emplois. Son ambition : conforter l’énergie des quartiers et soigner le cadre de vie négligé par la municipalité sortante, davantage portée sur de grands projets architecturaux.
Il était le premier adjoint de Jean-Pierre Balduyck, maire de Tourcoing depuis 19 ans. Aujourd’hui, Michel-François Delannoy conduit la liste de l’union de la gauche aux élections municipales de mars prochain. Rencontre au coeur d’une campagne enthousiaste pour « sauver l’honneur de Tourcoing » face à un candidat UMP tristement célèbre pour ses propos extrêmes, notamment homophobes : Christian Vanneste.
Ils sont nombreux les « hommes en rouge », comme on les appelle dans le coin, à mettre inlassablement des tracts dans les boîtes aux lettres. Après le programme d’ensemble que les militants ont déjà diffusé, il y a quelques semaines, c’est aujourd’hui le projet détaillé qu’il faut faire connaître. Pour chacun des quinze quartiers de la ville, quinze documents différents ciblent les enjeux ultra-locaux : voirie, aménagement, rénovation. Lire la suite de cet article »